vendredi 16 mars 2007

Premier bain dans l'océan infesté de requins


2 vues de ma chambre à 6 h du matin

Jour 3 (vendredi 09 mars) :

Matin, préparation du stage d'arbitre et de ma courte (trois heures) intervention avec Darko Anic pour le stage d'entraîneur.
Pendant que j'écris ces lignes, une palme se détache d'un arbre et tombe dans le jardin qui est devant moi. Conséquence du passage du cyclone.
Il n'est pas facile de travailler dehors quand il fait trente degrés. La température est tempérée par une légère brise. Je suis à l'ombre et, devant moi, la mer à perte de vue (je n'ai jamais compris cette expression… peut-être parce que je suis myope). En fait, il est assez facile de travailler ici. Le thé vert est encore chaud mais il ne se marie pas parfaitement avec la confiture de banane.
Le stage me pose de petits problèmes techniques : Les élèves sont âgés de 12 à 65 ans.

Midi : Thon massalé. Qu'est-ce que le thon massalé ? Et bien, c'est du thon avec du massalé. Tout simplement. Le thon, l'espadon et la daurade cauryphène sont des produits locaux. La plupart des autres poissons sont importés.

Après-midi : Plage de l'Etang-Salé-les-Bains. Le sable semble gris sombre, mais en le regardant de près, on s'aperçoit qu'il est composé de grains noirs comme de la lave de volcan et d'autres grains dorés. Quand je quitte mes chaussures, j'ai l'impression de marcher dans le feu. A la Réunion, il y a de nombreux temples tamouls. Dans ces temples tamouls, il y a chaque année des cérémonies de marche sur de la braise.
Il est parfaitement impossible de marcher pieds nus sur cette plage. Je regarde de loin le petit groupe qui est sur ma gauche. Ils portent tous des "sandales deux doigts" (expression créole).

Je cours et plouf ! Pardon, je reprends : N'écoutant que mon courage, d'un mouvement athlétique, je m'élance vers l'onde sauvage. L'extrémité de mes jambes volent au dessus du sable doré, afin d'en éviter la cruelle brûlure. Le premier contact avec l'Océan Indien s'exprime dans une explosion d'écume aux exhalaisons iodées. Bref : je cours et plouf !

Me voilà barbotant dans l'Océan Indien, et (dois-je l'avouer ?) j'ai une certaine appréhension en pensant aux requins. J'ai lu que ces braves monstres ne s'approchent des côtes qu'en hiver. Mais les requins savent-ils que c'est la fin de l'été ici, alors que c'est l'hiver en métropole ?
Me voilà donc, observant les cocotiers depuis l'océan, à me demander à quel calendrier se fient les requins. Soudain, je me retourne, et derrière moi, il n'y a rien de spécial. Je me calme un peu et je reprends ma brasse.
Un ou deux surfeurs par an se font attraper par un ou deux requins. Ces sacrifices suffisent à apaiser les dieux. Des légendent identiques se colportent sur le volcan qui réclame régulièrement une victime afin de se calmer.


Soir ciné à St Paul (voir cinéchecs)

1 commentaire:

Dominique a dit…

Voyons Stéphane !!
Tu sais bien que l'approche d'un requin ne se fait qu'avec la musique lancinante des "Dents de la Mers" :o)
Pas de musique, pas de risque :o)

Ah, le sable noir brulant de la plage de l'Etang-Salé, quel souvenir brulant !
Attention, non loin de là se trouve la "Ferme aux Croco" .. Il n'y a pas que les requins qui sont dangereux !