jeudi 8 mars 2007

Départ de Corse vers la Réunion

Bastia : Je pars pour l'Île de la Réunion. Dans la voiture qui me mène à l'aéroport, je regarde la jauge d'essence, je n'ai qu'un quart du réservoir. Cela sera-t-il suffisant pour arriver à Saint-Denis ?
Nous avons eu des échanges par courriers électroniques avec l'organisateur du stage, Jean-Marie Barré. Il m'a pris un billet d'avion électronique. Jusqu'ici tout était virtuel et je suis un peu surpris qu'on me laisse embarquer. Après tout, le stage d'arbitrage va peut-être réellement avoir lieu ?
On me confisque ma petite bouteille d'eau. J'avais oublié ce point de sécurité.
Départ de Bastia. Dans l’avion qui me mène à Orly, je suis assis devant un couple d’idiots. Le mari explique à son épouse : "Tu vois, là-bas, c’est le Cap Corse", en lui montrant le Sud. Un peu plus tard, c'est elle qui tente d'expliquer le principe du sudoku. Après dix minutes d'explication, il n'a toujours pas compris. Elle commence à lui parler plus fort et tout l'avion profite de ses conseils. J'ai envie de me tourner vers eux et de lui dire : "Madame, ce n'est pas la peine de hurler, il n'est pas sourd, il est juste idiot."

Orly, j'arrive devant un guichet vide… tout le monde a déjà embarqué, je suis l'avant dernier passager. De nombreuses places sont vides. L'avion est grand mais il n'y a que deux cents passagers. Quelque part doivent se cacher Olivier Letreguilly, éditeur et joueur de talent, amoureux de la Réunion, et Darko Anic, Grand-Maître, qui doit animer un stage d'entraîneurs. Je prends ma place, 18A, contre le hublot. Onze heures de vol et dix mille kilomètres. Je m'endors au-dessus d'Alexandrie et je me réveille à Madagascar.
"Mesdames et Messieurs les passagers, ici votre Capitaine, nous allons bientôt atterrir à l'Aéroport Santos Dumont". Puis, quelques instants plus tard, "Mesdames et Messieurs les passagers, ici votre Capitaine, l'aéroport de Saint-Denis ne s'appelle pas Santos Dumont mais Rolland Garros".

Je débarque parmi les premiers. Dans les couloirs, une chaleur moite. Nous surplombons le restaurant. Une odeur de carry m'envahit les narines, comme on l'écrirait dans un roman d'aventure. Je passe le contrôle de police. La policière sourit, elle est blonde.

1 commentaire:

Dominique a dit…

J'espère qu'au retour le vol sera "de jour", ainsi, moins d'envie de dormir et tu pourras contempler l'Afrique (les neiges du K, le Nil, les dunes du Sahara)